/!\ L'ANGE ET LE DÉMON, MISES EN GARDE /!\

/!\ L'ANGE ET LE DÉMON, MISES EN GARDE /!\
/!\ AVERTISSEMENT /!\

Ce texte contient des passages qui pourraient offenser ou même choquer certains lecteurs. Ceci dit, aucuns commentaires offensants, diffamatoires et/ou vulgaires ne seront tolérés. Les personnages, lieux et mises en situations sont entièrement fictifs. Les ressemblances avec votre entourage n'est donc qu'une pure coïncidence. Merci.

Sinon, bonne lecture à tous ^^ et lâchez vos com's!! XDD

# Posté le mercredi 25 juin 2008 17:45

Modifié le mardi 03 mars 2009 18:28

L'ange et le démon, chapitre premier

1
L'ARRIVÉE




Le soleil resplendissait, bien haut dans le ciel bleu clair, étant totalement immaculé. Aucun nuage n'osait pointer le bout de son nez sous cet astre radieux et brûlant. Les experts, les météorologues et les scientifiques ne prévoyaient rien d'autre que la continuité de cette chaleur épouvantable et de cette sécheresse qui persistait depuis quelques jours. Il n'y aurait rien d'autre pour le moment, selon eux. Il n'y aurait pas une seule gouttelette d'eau qui oserait tomber, pas même un tout petit nuage pour créer un petit point d'ombre dans les champs. Et tout cela pour, non pas un maximum de quelques jours, mais bien un minimum de deux semaines. Quatorze jours de soleil intense et inhabituel. Trois cent trente-six heures à continuer d'aller arroser les plantes du jardin afin d'espérer y récolter quelques légumes potables.

Encore cette année, toutes les écoles de la région ouvraient leurs portes aux élèves, tant du primaire que du secondaire. Personne n'y était à l'abris. Sauf, peut-être... N'y avait-il pas eu un journaliste, au télé journal, qui avait fait mention d'un truc à ce sujet? Mais bien sûr! Un feu s'était déclaré en plein c½ur d'une école secondaire des environs. Elle ne pourrait être rebâtie avant le début des cours. Les travaux ne commenceraient qu'au printemps prochain. Quel malheur pour eux... Ils seraient tous rapatriés dans les écoles les plus près, le temps que dure la construction de leur nouvelle école.

Mon cadran sonna 7h00. Je ne dormais plus, mais je sursauta tout de même un peu de l'entendre, cette fichue sonnerie agressante, pire que le bug de l'an 2000. Je n'avais toujours pas réussi à la retirer pour la remplacer par une douce petite chanson calme. Merci Papa pour ce cadeau qu'il fallait absolument que j'ai au début de l'été et donc je n'ai pas eu la patience de lire le livret d'instruction. La faible lumière qui filtrait entre le rideau de ma chambre m'arrivait droit sur les yeux, raison pour laquelle je n'avais pas réussi à me rendormir. J'appuyais sur le bouton afin d'arrêter ce son terrible lorsque la porte de ma chambre s'ouvrit, laissant entrer une jeune femme à peine plus grande que moi et quelques année plus vieille. Elle avait des traits ensommeillés et ses cheveux étaient presque autant ébouriffés que les miens. Sa camisole verte année 80 était plus ou moins fripée par la nuit tout comme son pantalon de pyjama.

- Dis, il était temps que tu le ferme ton stupide cadran, je commençais à en avoir marre de l'entendre hurler!, fit ma s½ur, ressemblant à Hulk avec cette mine furieuse qu'elle gardait rarement longtemps. Je t'avais dis que je l'entendais même s'il y a qu'un mur qui sépare nos deux chambres?!
- Hey oh, calme-toi Selvi', tu vois bien que je viens tout juste de l'éteindre!
Elle me regarda un moment, comme si elle croyait pendant un instant que je venais tout juste de rire d'elle. Elle respira un bon coup avant de s'approcher et de venir s'écraser sur mon lit, sur mes pieds par conséquent.

- Ah, j'suis désolée Maeve... C'est seulement que je suis revenue tard, hier soir...
- Ça, j'avais deviné, fis-je en me relevant pour être assise et la regarder de haut. Tu as tellement fait de bruit à ton retour que tu as même réussi à réveiller papa.
- Mais non voyons, c'est impossible. Je fais toujours attention de ne pas vous réveiller ni un ni l'autre quand je reviens tard d'une soirée!
- Elle était bien arrosée ta soirée, si tu veux mon avis. Je t'ai rarement vu aussi saoule que ça!
Je me mit à rire avant qu'elle ne me repousse sur le dos et qu'elle ne se mette à me chatouiller. Je la supplia d'arrêter, pliée de rire dans mes couvertures alors que ma grande s½ur continuait de me torturer durant plusieurs minutes. Selvina, que j'ai renommé Selvi' pour information, fini tout de même par cesser mon calvaire. Elle se laissa tomber à côté de moi, riant, mais baillant à moitié. Je saisi immédiatement l'occasion pour lui faire un énorme câlin, qu'elle me rendit aussitôt. J'adore ma s½ur, il faut le dire. Elle est la seule qui me comprenne vraiment et qui m'écoute lorsque j'en ai besoin. D'un côté, elle est la mère que nous n'avons plus auprès de nous.

En fait, nous avons déjà eu une mère auparavant. Notre père et elle ont eu, disons, un petit accrochage émotionnel qui s'est détérioré pour aller jusqu'au divorce. Et comme notre mère était plutôt du genre voyageuse et indépendante, elle nous a confié à la tutelle de notre père adoré. Moi et Selvi' ne savons même pas où elle est. Nous n'avons jamais eu de ses nouvelles, même pour nos anniversaires ou bien Noël. Pour notre mère, c'est tout à fait comme si nous n'avions jamais existé.

Notre père, quand à lui, s'occupe énormément plus de nous deux. L'on est ses deux trésors qu'il nous dit souvent. Lorsqu'on a besoin de lui, il sait être là pour nous aider, mais avec son boulot, on a tout de même fini par se débrouiller à nous deux. L'on ne lui en veut pas de toute façon. S'il ne travaillait pas comme il le fait, l'on aurait pas le droit à tous ces petits privilèges, soit d'avoir une jolie petite maison, modeste, mais bien, et de quoi manger sur la table. Je ne veux pas dire que l'on devait trimer dur pour obtenir ce que l'on avait, seulement... Mon père travaille de nuit, donc il est obligé de se reposer le jour pour récupérer. Et nous, de profiter au maximum des rares moments que l'on pouvait passer avec lui!

Au bout d'un court moment, l'on entendit une porte claquer, signe que notre paternel venait de sortir de sa chambre pour nous faire un quelconque petit déjeuner. Selvina me fit un bisou sur le front, comme elle en avait toujours gardé l'habitude, et m'ébouriffa les cheveux avant de se relever et de retourner dans sa chambre, me laissant là, boudeuse, pour me changer. Hey oui, je devais aller à l'école aujourd'hui. Le début des cours pour tout le monde, mais un véritable enfer pour moi. J'enfilais donc un de mes t-shirts préférés au slogan un peu délavé et une paire de pantalon court bleu et blanc. Je brossai mes cheveux puis j'allai à la cuisine aider mon père avec les ½ufs et le bacon qu'il tentait de faire griller dans la poêle. Selvina ne mit que peu de temps après moi pour venir nous rejoindre, ses cheveux bruns peignés, un de ses beaux chandails blanc qui lui allait mieux que tout sur le dos et une paire de pantalon que je ne pu voir à cause de la table.

Selvina me jeta un regard et coin, le sourire en plein milieu du visage comme si elle avait une drôle d'idée qui me concernait. Je n'eu pas occasion de lui demander la raison. Elle s'était tourné dos à moi pour déposer sur la table ce dont nous aurions besoin pour le déjeuner. Ma grande s½ur et mon père entamèrent ensuite une longue discussion qui dura tout le long du repas au sujet d'à peu près tout et rien, mais surtout sur l'étrange soirée entre amies auquel elle avait participé la veille même.

Ayant terminé de manger, je ramassai mes affaires et les lavaient au besoin avant de me diriger vers la salle de bain. J'étais en train de me brosser les dents lorsque Selvi' vint m'y rejoindre, son fameux sourire faisant encore rage. Je crachai dans l'évier ce que j'avais en bouche avant de lui demander ce pourquoi elle souriait bêtement comme ça.

- Mais vas-tu finir par me dire pourquoi tu souries aussi bêtement que ça depuis tout à l'heure?, dis-je tout en rinçant et rangeant ma brosse à dent.
- Quoi? Sourire comme un poisson rouge? Nan, mais tu rigoles, je suis seulement de bonne humeur, c'est tout...
- Mais oui, c'est ça, et moi j'ai une poignée en plein milieu du dos...

Je sorti de la pièce et allai chercher mon sac et mes sandales, que je mis aussitôt. L'on ne s'y attendait pas lorsqu'on était à l'intérieur de la maison – évidemment, puisque nous avons l'air climatisé -, mais aussitôt sortie, il ferait plus que chaud. Ce serait le véritable enfer, excepté que c'était en plein sous le soleil, qu'il n'y avait aucune flamme nul part et que tout le monde, sans exception, souffrait sous le climat. Même les anges, qui vivent au-dessus de tout, et les démons, qui sont habitués à de telles températures, devaient crever avec cette chaleur démoniaque.

Je lançai un fort "À tout à l'heure!" de la porte d'entré avant de sortir, lorsque Selvina arriva. Je l'entends encore me dire ce qui la faisait tant rire depuis ce matin.

- Passe une bonne journée Vivi! Et ne drague pas tous les mecs de l'école aujourd'hui!
Je lui lançai une drôle de grimace alors qu'elle et mon père riaient aux éclats de cette bonne blague.

Je m'avançai donc en direction de l'école d'un pas nonchalant. Il faisait chaud, il fallait le dire. Je remarquai quelques petits nuages blancs par-ci, par-là, en plein milieu du ciel. Tiens donc, risquerait-on un minuscule déluge isolé d'ici quelques jours, contrairement à ce qu'annonçait toutes les chaînes de télévision? Mmf... Je ne suis pas une experte de la météo, malheureusement. Je ne saurais prévoir la température. Pour le moment, ma préoccupation était de me rendre à l'école.

Ma première pensée fut à l'égard des locaux. S'il faisait une chaleur tyrannique à l'extérieur, je n'osais même pas imaginer dans les classes. Ce serait sans doute plus qu'épuisant... Les locaux, n'étant ventilés que d'un seul ventilateur mal réglé, n'offraient qu'un peu de fraîcheur aux seuls étudiants qui se trouvaient dans son rayon d'action. Et, évidemment, je ne comptais jamais parmis ceux-là. Non, parce que moi, bien entendu, je ne suis pas du genre à chialer autant qu'eux, ça non! D'accord, en tant qu'adolescente et future jeune femme, il m'arrive d'être mécontente de temps à autre et de le faire savoir à presque tout le monde, mais pas aussi ouvertement que mes camarades de classe.

M'enfin, peu importe. La température des classes, ce n'était rien à ce que l'on peut dénicher comme fouillis dans les casiers de tout le monde. J'étais à peine arrivée à l'intérieur que je voyais déjà les premiers symptômes d'une année scolaire mal organisée. Mais comment peut-on se retrouver là-dedans, merde?? C'est pourtant clair que d'ouvrir la porte de métal, c'est risquer une catastrophe naturelle! M'enfin, c'est une chance que les dictionnaires Larousse restent dans nos classe de français et que l'on n'ait pas à les transporter avec nous. Je vous laisse imaginer le résultats d'un pareil ménage avec ces énormes briques bourrées de mots et de définitions...

Bref, je m'égare un peu là. Comme je le disais, le soleil était dans son ascension au sommet du monde lorsque je suis arrivée à l'école. Certains des élèves de l'école secondaire Beau Chemin – celle qui avait pris feu durant l'état de sécheresse des derniers jours – seraient classé dans ma propre école pour les mois à venir. Je m'en était douté, bien entendu, mais bon, ça resterait tout de même étrange de les voir sans en reconnaître un seul. J'entamais ma 4e année au secondaire, alors il fallait dire que je reconnaissais plus ou moins tout le monde. Maintenant, il y aurait une sorte de néant et comme je ne suis pas du genre à me mêler très facilement aux autres, j'aurai encore plus de difficulté à les reconnaître.

Je me dirigeai vers mon casier, encore vide puisque je n'y avais pas ajouté les tonnes de cartables et de feuilles lignées que l'on allait nous demander d'apporter. Je plaçai mon sac à dos bleu aux bordures argentées sur l'une des tablettes en bois afin d'avoir un peu d'espace pour aller attraper ce dont j'aurais besoin. Je sortis de mon sac mon agenda neuf, que l'on donnait à chaque début d'année à chaque élève, et j'y vérifiai mon horaire pour savoir à quel local je devrait aller ce matin. J'avais français et science en avant-midi, puis suivait les mathématiques et l'anglais. Wow, superbe journée en perspective.

J'échappai mon manuel de français au sol dans un bruit mat et sec lorsque j'ai entendu, puis vu, arriver des élèves débarquant d'une des nombreuses autobus scolaires de l'école. Quoi de plus normal, me direz-vous. Ce n'était pas cela qui était étrange, à mes yeux. Bon, d'accord, je n'en reconnaissais aucun parmis ceux-là, mais j'en déduisis que c'était les fameux élève de Beau Chemin. Non, ce qui était bizarre, c'était qu'ils étaient tous, ou à peu près quoi, trempés. Me retournant vers les portes vitrées, mon manuel dans les bras, je vis aussitôt que le ciel s'était assombris à l'extérieur et qu'il déversait des tonnes d'eau sur nos têtes à l'instant même. Étrange... Surtout qu'il y avait à peine une dizaine de minutes, il n'y avait que quelques petits cumulus, non pas d'énormes cumulo-nimbus! Mais bon, pourquoi se plaindre? Une grande vague d'air frais envahirait l'école et l'on aurait beaucoup plus de facilité à se concentrer dans nos cours!

Me retournant vers mon casier pour y sortir les quelques feuilles vierges que j'y avais laissé et mon étuis à crayons, je remarquai que l'un des nouveaux venus avait son casier non loin du mien. N'étant pas tellement bavarde, mais plutôt très curieuse, je me tournai pour voir de quoi il avait l'air – bah quoi? J'suis quand même une fille, que je sache! -. C'était un garçon, évidemment, d'à peu près mon âge. Il avait un teint légèrement bronzé et des cheveux bruns. Bruns, certes, mais plus foncé que les miens. Comme tous les mecs des environs, il avait un t-shirt et des pantalons courts, mais semblait avoir osé mettre des sandales plutôt qu'une paire de baskets. Des souliers auraient trop mal contrastés avec les reste de ses vêtements et il aurait paru un peu hors saison.

Le nouveau avait de charmants yeux bleus au moment ou il se tourna face à moi. À ce moment, ma gêne monta aussi rapidement que le rouge à mes joues. Pourquoi? Parce que c'était un mec! Non, un beau, même très beau garçon. Jamais un mec ne m'avait regardé aussi gentiment que cela. Je détournai alors aussitôt le regard afin de m'assurer et d'espérer qu'il ne m'ait pas remarqué.

Une fille, sûrement une connaissance qu'il avait de Beau Chemin, arriva et lui sauta immédiatement au cou. Je su tout de suite qu'elle et moi, ce ne serait jamais la grande amitié. Elle était belle avec ses longs cheveux blonds, certes, beaucoup mieux que moi, mais de ce que j'ai pu voir en la voyant venir, ce n'était qu'une écervelée. Une espèce de fille qui ressemble aux mannequins dans les magasines de mode et qui se croit toujours mieux que tout le monde – mecs y compris – et qui passe son temps à se plaindre sur tout et rien. De toute façon, l'idée ne me viendrais probablement jamais, heureusement, de me tenir avec ce genre de fille qui s'habille dans les boutiques les plus chers et qui recale souvent les gens comme moi qui préfère rester simple dans leurs vêtements. Et puis, à quoi bon vous le cacher, elle avait l'air d'une vraie chatte en chaleur, vêtue comme ça. Le jupette, déjà courte à la base, avait l'air encore plus courte sur elle. Encore un peu moins de tissus et l'on verrait ce qu'il y avait en-dessus – et ne compter pas sur moi pour vous en faire la description, sales petits voyeurs! -. Son chandails, je n'en parle même pas. C'était à savoir s'il elle avait quelque chose en dessous pour tout soutenir ce qu'elle semblait vouloir montrer plus que tout.

Heureusement pour moi, je trouvai un prétexte, lors de son arrivée, pour filer en douce. Je n'avais pas tellement envie que le nouveau vienne me voir pour causer et savoir pourquoi j'avais rougi de la sorte. Je partis donc à la bibliothèque rejoindre mes amies, qui devaient sûrement y être depuis longtemps. Je n'eu pas le temps de m'attarder sur le fait que la blondasse embrassait à pleine gueule – et j'exagère à peine – et sans très grande retenue le beau mec brun qui m'avait fais rougir d'un seul regard quelques minutes plus tôt.

* * *


Hey oui, les cours viennent tout juste de commencer. M'enfin, la cloche avait retentie partout dans l'école, mais l'on devait encore attendre patiemment l'arrivée de notre professeur, celui de français dans mon cas. Je m'appuyai contre le mur de pierre tout en me perdant un peu dans mes pensées. Je ne m'inquiétais pas de savoir qui serait ou non dans ma classe encore cette année. Depuis trois ans, je suis dans le même groupe d'élève, un groupe fermé qui ne changeait pas à tous les cours comme les autres groupes de régulier. Cette année, j'entamais une 4e année avec les même camarades de classe que depuis mon secondaire 1. Charmant, peut-être quelques fois, mais souvent trop bavard pour moi.

Plusieurs de mes camarades arrivèrent peu de temps après moi, suivit de loin par notre enseignant, un certain Marc Laflamme. Il nous salua tous un à un en ouvrant la porte de la classe, sorte de poêle immense dans lequel nous osâmes entrer aussi facilement. Allant nous asseoir aux différents bureau, le prof' attendit que la seconde cloche – celle annonçant le début des cours, la première nous invitant à aller chercher notre matériel pour ne pas être en retard – sonne pour nous annoncer qu'il avait déjà préparé un de ces fameux plan de classe que tout le monde redoute tant. Aussi bien donner le choix à un nouveau défunt de choisir entre le paradis céleste ou l'enfer souterrain pour ensuite lui imposer celui qu'il n'a pas désiré. M'enfin, selon moi, ce n'était qu'une fichue perte de temps inutile. À quoi bon nous attribuer des places spécifiques si cela nous retirait que du temps pour l'habituelle et interminable présentation du cours.

Le prof me nomma et m'envoya à l'avant dernier bureau au fond de la salle, laissant le pupitre derrière moi atrocement vide. Arrivant sur le nom de sa liste qui devrait y être, M. Laflamme pris une légère pause, relevant ses lunettes rondes sur son nez pour voir s'il n'avait pas fait une malencontreuse erreur. Il allait demander quelque chose à tout le groupe lorsque l'on entendit quelqu'un toquer à la porte. Allant aussitôt ouvrir, il laissa entrer un grand mec au cheveux bruns. Je fus surprise que de voir que c'était le nouveau que j'avais vu ce matin même, près de mon casier.

- Monsieur Demers, je suppose?, lui lança aussitôt d'un ton sévère et hautain le professeur de français.
Le mec entra nonchalamment, comme si c'était tout à fait normal pour lui d'arriver en retard de 10 minutes à un cours. Pff! Un autre connard qui tiens à se montrer de cette fichue manière stupide et désagréable! C'que je peux détester ce genre de personne-là moi...

- Vous serez assit là-bas, au fond, tout juste derrière Mademoiselle Dubois.
Pauvre fille. Elle allait devoir endurer ce mec tout juste... Hey, mais un instant, c'est moi ça Dubois! Purée! Pourquoi moi? Pourquoi est-ce que le nouveau devrait être assit derrière moi, hein? Et pourquoi est-ce qu'il me regarde comme ça avec ses supers beaux yeux bleus, lui?? Oh, ça y est, je suis rouge de honte...

Je me laissai tomber la visage dans les bras. Tout le monde se marraient de moi, même ce nouveau mec que je ne connais même pas. M'enfin, ce n'était qu'un tout petit sourire en coin à mon adresse, mais je doutais fortement qu'il se marrait comme un dingue dans sa tête! Comble du malheur, j'avais un feu tyrannique qui me brûlait les joues.

Le reste du cours se passa normalement, du moins dans ce que l'on pouvait qualifier de "normal". Tout aurait été bien si l'on oubliait que j'ai eu l'étrange impression que ce nouveau-là passait son temps à poser son regard bleuté sur moi. Et la conne que je suis, je n'ai pas cessé de bafouiller les réponses que mon professeur me demandait à cause de cela. Quelque chose de normal, même sans cette présence dans son dos, peut-être bien, mais pas dans mon cas. Et oui, en plus d'être une fille super timide, je suis l'une des "bolles" de la classe!

Mais pourquoi je m'en faisais autant comme ça moi? Je n'avais rien à craindre, il ne me connaissait même pas! Et puis, il n'était même pas dans son école, alors pourquoi aurait-je peur d'un abruti comme lui?? Oh, c'est fou ce que je peux être nouillasse quand je veux! Une chance que la cloche retentit pour annoncer la fin du cours, parce que je ne crois pas que j'aurais tenue le coup deux minutes de plus avec son regard qui me traversait littéralement. Je me surprends encore moi-même à être sortir ainsi, la première du cours.

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 15:38

Modifié le mardi 03 mars 2009 18:27

Premier chapitre... terminé!

Bon, c'est-ti pas beau ça, un beau chapitre de 7 pages? ^^ Nan? Oh... J'croyais que ça vous intéressait moi... Bon, bah, ça me sert à rien alors de faire la suite si personne aime lire... Une centaine de commentaires et je mets la suite alors? Nan, je déconne xD J'vais la mettre, mais les commentaires c'est pas là pour faire jolis! ¬¬

# Posté le samedi 11 octobre 2008 15:11

Modifié le mardi 03 mars 2009 18:26

L'ange et le démon, chapitre deux

Cette année, une vague de nouveaux élèves fais rage dans l'école. Leur école étrangement avait pris feu au cours de l'été. L'un des nouveau, le plus mignon de la troupe, est dans ma classe. Malheur à moi, il est donc dans tous mes cours. Mais que vais-je faire??

2
UN MIDI INATTENDU


Une semaine entière passa suivit aussitôt d'une seconde. Tout ce temps passa de la même manière, ou presque, que mon premier jour d'école. J'arrivais à mon casier simplement pour chercher mes affaires et vérifier à lequel de mes cours je devrais aller ensuite. Puis, je remontait directement avec mes amies, pour ne pas rester trop longtemps près de mon casier. Et dès que le cours se terminait, je sortais rapidement pour arriver à mon casier avant que lui n'arrive. Je n'avais pas l'intention de rester une seule minute de plus seule face au nouveau – je ne m'habituerai jamais à l'appeler par son nom – et sa copine.

Hey oui, leurs énormes embrassades en publique ne m'avaient pas manqué. Comment aurais-je fait pour ne pas voir ça? S'embrasser aussi impudiquement devant une foule d'adolescents dans les alentours, tenter d'arracher les vêtements de l'autre en même temps... Mon avis? Dégueulasse! Répugnant! Vulgaire! Inintéressant, quoi.

Autre que cela, rien n'était très différent de l'an dernier et des autres précédentes. Je rendais des travaux impeccables à mes enseignants, je faisais mes devoirs sur l'heure de mes dîners, j'allais de temps à autre manger avec mes amies à la cafétéria pour aller lire un peu à la bibliothèque. Mais surtout, surtout, surtout, surtout! Je surveillais avec un certain appétit féroce les inscriptions pour les équipes de cheerlading. Cette année, je tenais absolument à tenter ma chance afin d'être dans l'équipe. Pouvoir encourager l'équipe de football me plaisait presque tout autant que de participer aux compétitions. J'y tenais vraiment beaucoup. Je n'avais pas passé tout l'été à m'entraîner pour rien, alors ça, hors de question!

M'enfin, tout irait bien, il manquait deux cheerladeuses à remplacer justement. J'allais passer les auditions le... Jeudi, oui, c'est bien ça, le jeudi midi je devrais aller aux gymnases afin de montrer mon savoir faire aux anciennes de l'équipe. J'avais toutes les chances! Bref, rien ne pouvait gâcher ma journée du moment. Le simple fait d'avoir apposé ma signature sur la fiche d'inscription et de l'avoir remise à cette fille m'avait rendue de bonne humeur pour le reste de la journée.

Je croyais, jusqu'à ce fameux jeudi, que cette journée serait la plus belle et la plus merveilleuse de toute ma vie. Grosse erreur de ma part. Ce ne fut qu'une gros, un énorme, un gigantesque - et j'en passe – désastre. Tout d'abord, notre cours d'espagnol. Notre prof' nous proposait un projet de recherche à propos d'un espagnol connu à remettre d'ici la fin du mois d'octobre. Ce n'était pas si terrible, mais attendez de voir la suite. Notre professeur, M. Antoine Lemieux, avait organisé à l'avance les équipes de deux pour le travail! À l'habitude, je suis plutôt contente, même très heureuse, que notre enseignant formule lui-même les équipes. Je ne me ramassais pas seule pour travailler, puisque jamais personne ne désirait jamais se placer en équipe avec moi, à moins de n'y être forcé. Je n'ai jamais trop su pour quelle raison, mais bon, je m'en fichais. Je n'avais pas à me mettre en équipe avec un bon à rien qui ne fait rien du tout lorsque les équipes étaient montées par l'enseignant. Mais après, ça, je crois que j'aurais préféré le bon à rien...

- ...Et finalement, pour notre dernière équipe... Maeve Dubois et Mathieu Demers.
Purée, je ne voulais pas me ramasser avec le nouveau. En plus de connaître mon nom, je n'aurai pas le choix que de travailler avec lui... Pire que tout, l'on devrait travailler sur l'heure du dîner ou bien aller chez son partenaire forcé pour faire le fichu boulot. Pourquoi? Eh bien pour la seule et bonne raison qu'il ne nous donnerait pas de temps lors des cours pour travailler sur ce projet-là. Mais je ne pourrai pas travailler sur l'heure du dîner, j'allais commencer mes cours de musique sous peu justement! Oh et zut! Je devrai donc passer chez mon "partenaire" de travail ou vice versa pour faire la recherche... Et pas question de tout faire moi-même! Ce n'était pas parce qu'il avait de jolis yeux bleus, craquant comme tout, et que son école avait passé au feu cette été qu'il faudrait que je le prenne en pitié! Oh, ça non! J'ai quand même de l'orgueil moi.

Deuxième catastrophe de la journée. Cynthia Beaulieu, la blondasse cruche et petite amie du nouveau, participait elle-aussi aux auditions de cheerlading. Pire que tout, l'on n'était que deux participante aux auditions de cheer, les trois autres participantes étant soit blessée, absente, ou s'étant désistée à la dernière minute, ne laissant plus que moi et ma rivale. Évidemment, n'étant que deux à être venue et à être digne de confiance pour être à l'heure, l'on fut prise aussitôt. Mais cela ne m'enchantait pas tellement, pour deux raisons. J'étais prise sans avoir à défendre ma place au sein de l'équipe. Il y avait aussi que si cette fichue blondasse cruche vide venait aux entraînements, elle amènerait sûrement son petit ami aux yeux bleus – que j'aurais bien aimé appeler Médor pour le contexte -.

Hey merde... En plus, ces auditions m'avaient fait perdre du temps pour rien, finalement. J'allai donc aux vestiaires pour remettre mes vêtements normal, allant porter mes vêtements d'éducation physique dans mon casier. Passant devant Cynthia et sa troupe de groupies permanente, je fis signe de ne pas la voir et de ne pas entendre les moqueries qu'elle lançait sur mon chemin. J'ai tellement mieux à faire que d'écouter cette cruche vide me dire sa façon de penser.

J'allais ensuite au local de musique afin d'y rencontrer le professeur de musique et ainsi planifier avec lui l'horaire de mes cours. Qu'elle ne fut pas ma surprise d'y voir Médor, totalement indépendant de sa maîtresse. Une magnifique guitare électrique bleue en mains, assit dos à la porte sur un tabouret, il jouait un morceau. Je crue viser juste en devinant que ce que j'entendais était une parcelle de la chanson "Pieces" de Sum 41. Il l'avait plutôt bien, pour un nouveau.

Je m'approchai donc, comme hypnotisée par cette mélodie dont je me retenais à grande peine d'en chanter les paroles. J'allai donc prendre un second tabouret, que je plaçai face à lui, et attendis qu'il ait terminé de jouer. La chanson était déjà si belle, elle le semblait pourtant encore mieux alors que c'était lui qui la jouait.

- Wow... Tu joues vraiment bien, c'est fou...
Il eut l'air surpris de m'entendre lui parler. Il avait relevé ses yeux bleus d'archange vers moi, me souriant un peu bêtement, entre la surprise et l'appréciation d'un compliment de ma part. Mais peut-être avait-il raison, je ne lui avait que rarement parlé directement, pour ne pas dire jamais.

- Oh, euh, merci... Euh, Maeve, c'est bien ça?
Je me surpris encore une fois de rougir bêtement simplement à l'entendre prononcer mon nom de cette manière aussi incertaine, chose qui était plutôt normal, quoi.
- Ouais... Et toi, c'est Mathieu ou je me trompe?
Il acquiesça d'un long signe de tête, me souriant tout gentiment. Il laissa pendre sa main droite le long de la guitare qu'il tenait en mains. Je le comprenait de ne pas vouloir la garder appuyer sur le côté de l'instrument, c'était inconfortable et, à la longue, l'on avait de jolis engourdissement dans le bras.

Décidant finalement à me dégêner un peu à son égard, je lui demandai:

- Oh, dis, je suis venue voir le prof' de musique. Tu ne l'aurais pas vu?
- Non, désolé, mais il n'est jamais ici le midi. Pourquoi?
- Oh, pour rien... Excuse-moi si je suis trop curieuse, mais... S'il n'est jamais ici sur l'heure du dîner, pourquoi est-ce que tu es ici? Tu ne risques pas de te faire punir?
Il se mit à rire, un rire franc et dépourvus de méchanceté. Mais merde, c'était vrai quoi, je ne savais pas comment il avait pu s'organiser pour débarquer ici sans s'être encore fait pincer par personne!

- Oh, t'en fais pas, je ne suis pas ici par infraction! Le prof' me laisse venir quand j'en ai envie. C'était un ancien collègue à mon père, si tu veux savoir, termina-t-il en me faisant un clin d'½il, me faisant baisser le regard pour m'empêcher de rougir une nouvelle fois.
Avait-il compris, après peu de temps dans la même classe que moi, plus rapidement que les autres que ma curiosité était sans bornes? M'enfin, je ne pu m'empêcher de lâcher un "Ah", étonnée.

- Bon, eh bien... Je vais y aller alors. Je reviendrai entre les cours pour voir le prof..., dis-je un peu déçue.
- Tu veux que je lui fasse ton message, au cas où? Tu sais, je restes ici jusqu'à son retour pour lui redonner ses clés.
Je réfléchis un moment à sa proposition. Pouvais-je lui faire pleinement confiance? Il avait beau être dans ma classe, je ne le connaissais pas tellement après tout.

- Eh ben... Bah, c'était que pour connaître mon horaire pour les cours qu'il donnait l'an dernier sur l'heure su dîner. J'avais bien envie de continuer cette année. M'enfin, je reviendrai quoi, c'est pas tellement urgent...
- Pour les cours? Oh, je suis désolé de t'apprendre ça, Maeve, mais... Il n'y en aura pas cette année...
Je ne pu m'empêcher de lancer un "QUOI??" à travers le local désert. Il me niaisais ce nouveau, non? Le prof ne pouvait pas lui avoir fais ça, il avait dit l'an dernier qu'il continuerait! J'y tenais trop à ces cours, moi!

- Son horaire était trop chargée cette année et n'y avait personne qui désirait s'inscrire... Désolé...
Il me tendis une feuille jaunâtre, pareille à celles de préavis que la bibliothèque nous envoyait par la poste pour un livre en retard trop longtemps. Je la pris doucement du bout des doigts, ne croyant qu'à la dernière ligne ce qu'il y était écrit. Il avait raison, l'enseignant de musique, M. Alberto Laraque, n'avait pas l'intention de redonner des cours supplémentaires le midi.

Merdeuh!! Je n'en revenait strictement pas. Tellement que je dû me perdre dans mes pensées trop longtemps pour que Mathieu se soit remis à jouer. Je cessai de regarder la feuille, fixant plutôt la guitare et sa main qui grattait sur les six cordes cet air que je connaissais bien, lui aussi. N'ayant pas tellement envie de me retenir plus longtemps, je me mis donc à fredonner les paroles puis à les chanter littéralement. Je connaissais chacun des mots de cette mélodie par c½ur, un peu comme gravé sur mon c½ur. Mon camarade de classe releva les yeux vers moi, tout en continuant de jouer. Je le remarquai bien vite, cessant de prononcer les mots qui suivaient. Je me remis à rougir. Je détestais que l'on me regarde chanter comme ça. J'avais toujours peur des critiques.

- Tu connais cette chanson?, me demanda-t-il.
- Mais bien sûr que je connais! C'est l'une des chansons les plus populaires de Nightwish!
- Eh bien, pour une fois que je rencontre quelqu'un qui s'y connaît. D'habitude, l'on me prends pour un cinglé d'écouter de la musique comme ça.
« Difficile de le de trouver cinglé pourtant, avec les yeux d'anges qu'il a... » ne pu-je m'empêcher de songer.
- Moi, je dit que ce sont ceux qui critique notre musique, leur musique, cette musique, qui sont cinglés!
L'autre se mit à rire par mon léger emportement. Je détestais que l'on prenne la musique de mes ancêtres celtiques pour de la musique de cinglés.

- Alors, Cynthia et tout un tas de ses copines sont des folles à part entière!, s'esclaffa-t-il. Elle passe son temps à briser mes CD de musique pour m'empêcher de les écouter! Un vrai sacrilège.
Je me mis à rire, sur ces mots.

Nous continuâmes à bavarder ainsi tout le temps que nous donnait l'heure du dîner, faisant connaissance petit à petit. J'avais oublié, à force de parler, que j'aurais pu aller rejoindre mes amies à la bibliothèque. Mais bon, tant pis, elles la reverraient à la pause de tout à l'heure, c'est tout. Nous planifiâmes donc une sorte de mini horaire afin de s'amuser un peu au local de musique, ma petite prestation d'il y a quelques minutes ayant fortement impressionné Mathieu.

- L'on pourrait se partir un vrai band! J'ai des copains qui sont de super bons musiciens!, m'a-t-il dit, rayonnant de plaisir à cette idée-là.
Nous planifiâmes aussi, afin de ne pas l'oublier, différents moments afin de pouvoir débuter notre projet d'espagnol. C'était plutôt drôle sur le coup, mais à bien y penser, j'avais maintenant envie de le commencer ce travail!

L'on se mit ensuite à parler d'un peu de tout et de rien. Le sujet a fini par dériver sur le nouveau et sa copine. Étrangement, il ne semblait pas l'apprécier autant que l'on aurait cru...

- Elle me saute au cou dès qu'elle en a l'occasion. Ce n'est pas que ça me dérange, mais à la longue, c'est de plus en plus énervant. Chaque fois que l'on est en publique – et tu as sûrement dû l'apercevoir – elle tente de m'enlever mon chandails. Je n'ai jamais trop compris pourquoi elle agissait de la sorte, mais bon. Peut-être n'est-ce qu'une farce ou une marque d'affection...

« Quand je suis avec mes amis, Cynthia trouve souvent le moyen de se plaindre et de me dire que l'on ne passe presque pas de temps seuls ensembles. Mais dès que nous sommes seuls tous les deux, à sa très grande demande, elle trouve toujours le moyen de m'amener à sa chambre. J'ai à peine le temps de saluer ses parents quoi!

« Cynthia... Ce n'est plus la fille que j'ai connu... Elle n'était pas aussi accro à mon entrejambe et aussi dérangée que maintenant... Elle a totalement changé depuis l'an dernier...

- Wow... C'est vrai que vu dans ce sens là...
- Elle est bien sympa, Maeve, je ne voulais pas dire qu'elle ne l'était pas. C'est seulement que... Disons que je ne sais plus trop le pourquoi je suis encore avec elle. J'en ai marre d'avoir à endurer tous ses caprices. Elle a changé, mais ce n'est pas en beauté... Et c'est maintenant que je m'en rends compte...

Mathieu avait l'air triste et j'étais désolée pour lui. M'enfin, même si sa copine était une vraie folle et qu'il l'admettait à présent, j'étais désolée. Ma seule réaction fut donc que je me levai et allai lui faire un câlin. Non pas que j'en avait envie, seulement, il venait de m'avouer plusieurs trucs intimes, ce qui me prouvait qu'il avait confiance en ma personne – à moins qu'il ne soit un très bon comédien et qu'il ne se foute complètement de ma gueule -. Il fallait bien que je trouve un moyen de lui montrer qu'il pouvait réellement avoir confiance en moi sans le dire, risquer de tout bafouiller et de lui donner l'impression du contraire, comme c'était généralement mon habitude.

La cloche sonna dans l'établissement aux adolescents. Je restai avec le nouveau, le temps qu'il puisse ranger sa guitare – oui, vous avez bien lu, la fameuse guitare Yamaha bleu électrique lui appartenait – et nous partîmes ensembles chercher nos manuels et nos cahiers pour nos cours. Tiens, serait-ce la blondasse cruche vide de tout à l'heure que je vois venir? Sans aucun doute, sa manière d'agir venais de la trahir. Sale pétasse...

# Posté le samedi 11 octobre 2008 20:13

Modifié le mardi 03 mars 2009 18:26

Chapitre deux... Terminé!!

Et voilà! Un deuxième chapitre s'est ajouté à "L'ange et le démon"! Quel est votre avis pour ce dernier chapitre? Vous l'avez adoré? Vous l'avez trouvé moyen? Vous ne savez pas? Vous voudriez obtenir la suite? Aucun problème! Lâchez vos commentaires et plus ils seront nombreux, plus longue sera la suite! ^^

# Posté le lundi 13 octobre 2008 19:09

Modifié le mardi 03 mars 2009 18:25

L'ange et le démon, chapitre trois

Hey merde! C'que j'peux détester ma journée! Ce nouveau, en plus d'être dans ma classe doit se retrouver en équipe pour un même travail et ce avec moi! Et cette blondasse... Purée, au cheerlading avec moi! J'vais vraiment, mais vraiment haïr cette année scolaire moi...

3
UNE JOURNÉE PLUTÔT ÉTRANGE




Nous étions en plein milieu d'octobre. Le 16 octobre, pour être plus précise. Tout un tas de rumeur circulaient depuis plusieurs jours. Le plus méchantes d'entre elles étaient lancées par les filles célibataires qui se cherchaient désespérément un beau garçon, fort et intelligent avec qui sortir. Et dire que certaines de ses filles-là se retrouvent dans ma classe... Tout pour aggraver la situation, déjà douloureuse. Plutôt que d'empêcher une catastrophe en resserrant leur tendre amour – quelle drôle d'expression -, les bobards qui circulaient n'avait qu'empiré le cas.

Toutes les petites querelles que l'on voyait de plus en plus fréquemment, entre nos deux amoureux très populaires, n'avaient abouties qu'à une énorme, la pire d'entre toutes. Cynthia s'était mise à hurler, le visage rouge de colère, à la figure de Mathieu, comme si elle s'adressait à un monstre. Des larmes – de crocodiles ouais... - roulaient abondamment sur ses joues, de ce que l'on m'a décrit. Elle avait même osé le gifler plus d'une fois, devant les yeux exorbités de la vingtaine de témoins. Malgré tout, et c'était ce qu'il y avait de plus étonnant dans tout cela, elle restait encore attaché à lui, telle une horrible sangsue. Le nouveau, lui, la regardait avec un air féroce et monstrueux – encore-là, je ne fais que relater ce que l'on m'a dit -, ne voulait plus du tout d'elle. Il passait son temps à la dégager de lui, ne déclenchant qu'à nouveau des hurlements

Mathieu s'en allait alors qu'elle continuait de l'insulter tout en le suppliant de revenir près d'elle, d'oublier tout ça et de recommencer à zéro. Mais il avait déjà pris ses manuels de cours avant de monter au deuxième étage. C'était de cette manière qu'avait pris fin leur relation, selon ce que l'on m'avait dis.

Quant à moi, pendant les dernières semaines, j'étais devenue une bonne amie, peut-être même la meilleure amie, de Mathieu. On s'était découvert tellement de points communs ensembles! M'enfin, lorsque j'entendis la nouvelle à travers la conversation entre quelques élèves de secondaire un, je leur avais aussitôt demandé s'ils savaient où se trouvait le grand brun aux yeux d'archange. J'eu pour réponse qu'on l'avait sûrement aperçu en train de monter pour aller en cours.

Je suivis donc la trace que l'on m'avait donné. En moins de cinq minutes, j'avais réussis à retrouver la tignasse brune de mon ami. Il était assit au sol, appuyé contre le mur, le visage dans les bras. Il ne semblait pas au meilleur de sa forme, ça, je pouvais bien le dire. En m'approchant de lui, je vis qu'il avait allumé son Ipod pour tenter de se calmer, seul. Et à première vue, il avait sûrement une grande difficulté à se calmer puisque sa musique se faisait entendre d'assez loin, merci.

M'avançant, je m'arrangea pour qu'il puisse apercevoir mes pieds et qu'il relève la tête pour lui signaler ma présence. Disons que je n'avait pas tellement envie qu'il sursaute en ce moment à cause de moi. Je formulai donc ma demande pour m'asseoir à côté de lui avec mes lèvres, sachant très bien qu'en les prononçant, il ne m'aurait tout de même pas entendu. Il hocha donc la tête faiblement en signe d'approbation. Il n'avait vraiment pas le moral, je le voyais très bien.

Je vins donc m'asseoir à ses côtés et lui enlevai son lecteur mp3 des mains gentiment. J'en diminuais le volume tout en m'apercevant qu'il l'avait mis au maximum.

- Tu vas finir par t'abîmer les oreilles, Mathieu, si tu mets toujours ça trop fort...
Je n'eu droit à aucune réponse de sa part, mais ça ne me fit rien. Je m'y attendais après tout. Il enleva seulement ses écouteurs en me laissant son gadget électronique en mains. J'enroula le fil des écouteurs autour de celui-ci et je le glissai dans une des poches de son polar noir.

- Dis-moi, ça n'a pas l'air de très bien aller toi... Tu veux m'en parler, dis?
Il y eut un moment de silence ininterrompu avant qu'il ne me réponde:

- J'ai rompu avec Cynthia tout à l'heure, c'est tout...
Je laissai passer un faible "Oh...", surprise qu'il tienne encore le coup comme ça et que son ton de voix soit aussi détaché. Il ne pleurait pas et n'avait pas l'air d'avoir laissé filer une seule et unique larme. Il n'avait pas l'air triste, juste un peu de mauvais poils, mais comme c'était un garçon, je crue que ce n'était que son orgueil d'homme qui l'en empêchait.

Je passai donc une de mes mains dans son dos pour le lui frictionner amicalement et l'aider à se détendre un peu. Je ne voulais pas qu'il ne se démoralise trop pour le moment. Il nous restait encore une demie-journée d'école à faire. Je ne voulais donc pas qu'il se morfonde ainsi et qu'il manque de la matière très importante.

Après une dizaine de minutes, j'allai chercher mes affaires à ma case. La blondasse Beaulieu était assise sur un banc, près des casiers, et avait totalement l'air désemparée. J'en avait presque de la pitié, mais non pas pour elle. Je revins à nouveau auprès de mon meilleur ami au deuxième niveau de l'école. Restant à ses côtés durant de longues minutes, j'eu bientôt une super idée de génie.

- Dis Mathieu... Tu as quelque chose de prévu ce soir?
Il me répondit négativement de la tête. J'ajoutai aussitôt:

- Tu pourrais venir chez moi alors! On pourrait commencer notre travail d'espagnol pour te changer un peu les idées, non? Sinon, ma s½ur a réussie à dénicher un super jeu vidéo pour notre Wii!
- M'ouais, c'est peut-être une bonne idée... J'appellerai mes parents, tout à l'heure, pour les prévenir... T'as un ordinateur avec Internet au moins? J'ai pas tellement envie de fouiller dans les bouquins...
Je lui souris faiblement.

- t'en fais pas avec ça, j'ai mon propre ordinateur dans ma chambre. Mon père travaille ce soir, mais je ne crois pas que ça ne lui dérange que tu viennes faire un p'tit tour... Et puis ma s½ur non plus, à mon avis.
Encore une fois, la cloche des cours retentie à travers tout le bâtiment, réclamant anges et démons à venir en classe...

* * *

Enfin! Les cours étaient achevés pour la journée! Ouff! Un cours de mathématique suivit d'un cours d'espagnol, rien pour nous détendre durant l'après-midi! Et maintenant, aux devoirs! Une vraie année scolaire de damnés, je pourrais vous le jurer sur la bible, si j'en avait une sous la main. Mais qu'elle était l'idée tordue de nous donner, en plus de notre recherche, un devoir de 4 pages et demie dans notre cahier! Et ce, à faire pour le prochain cours! Heureusement pour moi que je n'avais que celui-là à faire aujourd'hui, plus une partie de la recherche, sinon, je ne vois pas où j'aurais pu dénicher du temps pour aider mon meilleur ami à se changer les idées!

Arrivant à mon casier, quasiment vide et totalement à l'ordre comparé à ceux de mes nombreux voisins, je pris mon sac à dos et j'enfilai mon coton ouaté. J'allai ensuite rejoindre le nouveau dans son coin. Il n'avait toujours pas retrouvé une esquisse de ce qui aurait pu être l'ombre d'un petit sourire – tout pour avouer qu'il n'avait vraiment pas l'air dans son assiette celui-là.

Aussitôt qu'il fut près à partir, nous sortîmes de l'école et nous nous engageâmes dans la rue qui menait jusqu'à chez moi. En cours de chemin, Mathieu avait sortit son cellulaire – un mec dont les parents sont bourrés aux as, j'vous dit! – et laissa un message à ses parents pour les avertir qu'il reviendrait plus tard dans la soirée.

En un peu plus de cinq minutes, nous fûmes chez moi. La porte, déverrouillée, annonçait clairement que ma grande s½ur adorée était revenue du Cégep. J'entrai, suivie de Mathieu, et, le laissant se débrouiller seul avec la tâche de retirer ses chaussures, je lui fit signe que j'allais à la cuisine. J'allai alors me glisser silencieusement dans la pièce. J'arrivai derrière Selvina, qui faisait cuire les pâtes du souper, puis, je l'attrapai à la taille rapidement, ce qui lui fit lâcher un fort cri d'effroi tout en sursautant. Elle se retourna alors brusquement vers moi.

- Maeve! Je t'ai déjà dit des millions de fois de ne jamais me faire des peurs comme ça!
- Dis, ce sont des pâtes que je sens cuire comme ça?, fis-je afin de changer de sujet et de m'éviter de vives reproches.
- Oui, ce sont des tortillenis... Hey, non, mais, pas touche avant le souper quand même!
- Tu peux en rajouter pour une autre personne?, demandai-je, soufflant sur mes doigts que je venais tout juste de brûler en tentant d'attraper une pâte. C'est que l'on a de la visite ce soir...
Me rapprochant, j'allai ensuite lui souffler à l'oreille:

- Tu sais, le fameux nouveau dont je t'ai parlé?
Je ne la vis pas, mais je savais qu'elle me faisait les gros yeux. Je la lâchai et elle pu se retourner pour voir si je la niaisais. À ce moment-là, Mathieu vint nous rejoindre, lui donnant la preuve elle-même que j'étais sérieuse.
Je me tournai donc vers mon grand ami avant de dire:

- Mathieu, je te présent ma s½ur Selvina. Selvi', je te présente Mathieu!
Tous les deux se firent un léger "Salut" un peu timide. Math' me demanda ensuite s'il pouvait emprunter nos toilettes. Je lui indiquai que c'était la première porte à droite dans le couloir, tout en lui disant qu'il pouvait déposer son sac dans le salon.

Dès qu'il fut sortit, Selvina me prit les mains dans les siennes et me força à la regarder dans les yeux.

- Ne me dis pas que..., commença-t-elle, le regard plein d'étoiles.
- Non! Je t'arrête tout de suite, dis-je aussitôt, le rouge me montant aux joues. C'est mon meilleur ami et encore jusqu'à ce midi, il avait une copine. Je lui ait seulement proposé de venir faire notre travaille de recherche! Il est venu pour se changer les idées...
- M'ouais, c'est ça... Mets moi la table, veux-tu, le souper va être prêt dans quelques minutes.
Je n'eu pas le temps de répliquer. Je n'avais jamais le temps de répliquer avec elle. Peut-être avait-elle raison, mais bon. Je lui tirai la langue alors qu'elle se tournait dos à moi pour s'occuper d'ajouter une troisième portion de pâtes dans la casserole. Je sorti les napperons, les assiettes, les ustensiles et les verres. Le grand brun qu'était mon meilleur ami vint alors m'aider à les disposer sur la table. Ma grande s½ur de 18 ans nous servit tous les trois et nous mangeâmes alors tous les trois en discutant d'à peu près tout. Il fallais tenter de lui faire oublier un peu sa rupture de ce midi, à ce grand garçon aux doux yeux bleus.

Une fois que nous eûmes terminé, nous lavâmes la vaisselle souillée à trois et nous ramassâmes ce qui restait sur la table. Mon père n'en aurait pas besoin, il ne mangeait que rarement avant d'aller travailler. Moi et Mathieu allâmes donc chercher nos sac à dos et nous nous dirigeâmes vers ma chambre. Laissant mon sac tomber mollement au pied de mon lit, j'allai ouvrir mon ordinateur et le "store" qui recouvrait ma fenêtre. Ainsi, nous aurions donc un peu de lumière pour travailler. J'allumai tout de même ma lampe afin d'avoir une certaine clarté à mon bureau.

- Alors? T'as bien mangé, grand balourd?, fis-je pour le taquiner.
- Oui, très bien même. Ta s½ur est une excellente cuisinière!
Je lui sourit, contente de lui avoir rendu un esquisse de sourire au visage. C'était déjà mieux qu'un air brouillon et qui faisait peur.

- Bon, par quoi commence-t-on?
- Euh... Bah, les pages du cahier? Elles sont plus urgentes à remettre que la recherche, pas vrai?
J'acquiesçai et allai m'asseoir sur mon lit, prenant mon sac à dos en y sortant mon cahier et mon étui. Mathieu vint alors s'asseoir à côté de moi. En moins de deux, et cela ne me surprenait pas de sa part, il avait déjà terminé son devoir alors que moi je n'arrivai pas à comprendre le sens de quelques phrases. Il releva la tête vers moi pour savoir si tout allait bien pour moi. Je lui souris tout en lui affirmant que ça allait et que s'il voulait commencer la recherche, je l'aiderais tout en poursuivant mon devoir. Je voyais bien qu'il savait que j'avais un problème, mais il ne dit pourtant rien. Il alla s'asseoir sur ma chaise de bureau et se tourna vers moi. Ses yeux bleu ciel me regardaient obstinément, comme ceux d'un vilain matou sur une petite sourie.

- Hum? Qu'est-ce qu'il y a?, fis-je en relevant la tête de mes cahiers.
- Oh non, rien... J'voudrais bien commencer, mais il y a qu'un problème.
- Euh, okay, et c'est quoi ce problème?
- Bah... On a toujours pas décidé sur qui on ferait la recherche, fit-il, un air de grand niaiseux, qui me fit rire, en plein milieu du visage.
- Mais c'est vrai!, pouffai-je. L'on a toujours pas décidé qui l'on prenait!
- Hey bah alors, je te laisse choisir, après je commencerai à chercher.
Je levai les yeux vers le plafond. Ce qu'il pouvait être niais quand il voulait celui-là!

- Mais oui, comme si je connaissais tout un tas d'espagnol célèbre moi...
- Bah oui, puisque t'es une bolle!
Mathieu avait dit ça avec tellement de détachement que j'ai presque cru un instant qu'il disait ça en étant sérieux.

Je le regardai avec un de ces regards noir avant d'agripper un de mes oreillers derrière moi. Un oreiller qui prit aussitôt le rôle d'un missile que je lui envoyai en pleine figure. Il continuait de rigoler en recevant l'objet au visage. Il s'était relevé pour le remettre derrière moi. J'en profitai pour en attraper un second et je me mis à le frapper amicalement. Il ne se défendait même pas, l'espèce de lâche! Il tentait seulement de m'enlever l'oreiller des mains.

- Oh, mais lâche ça voyons! Tu vas finir par te faire bobo!, ne cessait-il de me répéter.
- Tu me connais très mal, dans ce cas, Mathieu Demers!
Je lui balançai un de ces coups de coussin en pleine figure. Sur ce – ou bien n'était-ce encore que pour rigoler –, il tomba assit sur ses fesses sur mon tapis de chambre.

Je le regardai, un peu inquiète, ayant eu peur de l'avoir peut-être blessé par maladresse. Il me regardait, amusé, en se relevant, prenant l'oreiller que j'avais laissé tombé au sol. Il me l'enfouit au creux des bras tout en me faisant tomber à la renverse sur mon lit.
Sans trop s'y attendre, le cellulaire de Mathieu sonna en plein c½ur de nos gamineries d'adolescents. Mon camarade de classe le sortit de là et répondit aussitôt. Je n'eu pas à lui demander qui était-ce, qu'il me fit aussitôt voir que c'était ses parents. Ils lui demandaient à qu'elle heure ils devraient venir le chercher et à quel endroit. Je regardai mon cadran. Il était à peine six heures moins le quart. Je lui affirmai donc qu'il pouvait rester jusqu'à neuf heures trente s'il le désirait, ce qu'il dit affirma aussitôt à ses parents comme étant l'heure de son départ d'ici.

Lorsqu'il raccrocha, l'on se remit aussitôt au boulot. L'on se devait de garder notre sérieux un moment pour au moins l'avancer un maximum. Nous avions perdu notre temps légèrement, mais, après tout, le but était de lui changer les idées, non?

En trois heures, nous eûmes amplement le temps de terminer mon devoir – Mathieu était venu m'aider de force en voyant que je n'avançais pas – et d'avancer de moitié notre recherche. C'était pour dire, Math' savait à quels endroits chercher pour que tout ait beaucoup plus rapidement! Ça ne m'étonnais pas de lui, son père étant un informaticien de très haut niveau.

À neuf heures environ, nous rangeâmes nos livres pour se changer les idées. Selvina lisait tranquillement dans sa chambre. Nous avions donc le salon et notre console de jeux libre rien que pour nous. Voulant tester son habileté, je sortis notre jeu de Guitar Hero. En un peu plus d'une demie heure, il avait réussit à battre cinq de mes plus hauts scores. Un vrai champion! Il arrivait même à ne pas rater les notes les plus difficiles! Je rigolai tout de même beaucoup avec lui en le voyant rater volontairement une des chansons les plus facile.

- Oh! Non, mais! C'est quoi ce jeu stupide? Comment ce fait-il, donc, que je n'arrive pas à avoir les boutons de couleur sur ma guitare? Dis donc Vivi', je crois bien que ton jeu a un fichu problème de fabrication! Il n'y a même pas de touches sur son manches!
Tout en rigolant comme une folle, je lui remit la guitare de plastique qui servait de manette de jeu dans les mains et j'allai replacer le balais dans le garde-robe.

La porte d'entrée sonna et je m'empressai d'aller ouvrir. Sur le coup, j'avais cru que c'était ses parents. Finalement, ce n'était que sa mère, une femme d'à peu près de la même âge que mon père, soit dans la quarantaine, mais étrangement d'apparence plus jeune. Mathieu fit de brèves présentations avant que sa mère et lui ne durent partir. Refermant et verrouillant la porte derrière eux, j'allai m'appuyer contre la grande fenêtre du salon et ses rideaux afin de regarder les phares de leur voiture disparaître au loin.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 21:11

Modifié le mardi 03 mars 2009 18:25